Aujourd'hui, nous avons assisté à un très beau spectacle de marionnettes.
Merci aux mamans de leur aide!
LE CHAPITEAU ROUGE
A travers l’histoire d’un enfant né dans un cirque, les numéros se succèdent, du dompteur de lions aux clowns en passant par le jongleur et le funambule, numéros gais ou « risqués », ponctués d’angoisse, de rires et d’admiration.
Un castelet transformé en chapiteau de cirque, très coloré, avec sa piste ronde, accueille des marionnettes à fils bariolées (comme le sont les statues sur le cirque de KAREL APPEL exposées au Musée d’art contemporain de Dunkerque dont elles sont inspirées) qui évoluent sur une musique originale au saxophone et à la guitare créée par le musicien nordiste ALAIN BUGGELLI pour ponctuer ce spectacle dans lequel l’un des marionnettistes joue le rôle de Monsieur Loyal. Poème de Maxime LE FORESTIER qui a inspiré le spectacle:
SALTIMBANQUE
Enfant de clown et d’écuyère,
Il était né sous chapiteau,
Entre la lionne et la panthère
On mettait son berceau.
Il a grandi parmi les nôtres,
Dès que son âge lui permit
De poser un pied devant l’autre,
Une voix lui a dit :
« Petit, tu es né saltimbanque,
De ville en ville tu iras
Jongle avec tout ce que tu as,
Mais si tu manques,
Cent fois tu recommenceras ».
Quand il voulait lancer des balles
Elles ne tombaient pas
Dans ses mains,
Quand il sautait sur un cheval,
C’était trop loin.
En équilibre sur la table
Il était pris par le tournis,
Chacun le disait incapable
De gagner sa vie :
« Petit tu es né saltimbanque,
Il faut qu’ils rient,
Il faut qu’ils pleurent,
Qu’ils applaudissent,
Qu’ils aient peur,
Mais si tu manques,
Pour nous tu seras un voleur ».
Alors en désespoir de cause,
Il a jonglé avec les mots
Et la musique et d’autres choses
On a crié Bravo
On le réclamait à tue-tête
Sur les pistes du monde entier
Dans son numéro de poète
Il était adoré...
Maxime LE FORESTIER (Société de Misère)